Serap Doğansoy
05 Juin 2026•Mise à jour: 05 Juin 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Neuf des quinze migrants expulsés des États-Unis vers la République démocratique du Congo (RDC) en avril ont regagné leur pays d’origine, a annoncé ce vendredi le gouvernement congolais.
Dans un communiqué, les autorités congolaises ont indiqué que « plus de la moitié » des migrants accueillis dans le cadre d’un accord conclu avec Washington étaient déjà repartis et que les autres devraient quitter le pays prochainement.
Selon une migrante colombienne toujours présente à Kinshasa et son avocat, les personnes ayant quitté la RDC comprennent cinq Colombiens et quatre Péruviens. Les six migrants restants seraient trois Colombiens et trois Équatoriens.
Les quinze migrants étaient arrivés en RDC le 17 avril dans le cadre d’un accord bilatéral annoncé deux semaines plus tôt entre Kinshasa et l’administration du président américain Donald Trump pour l’accueil de ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis.
Le gouvernement congolais n’a pas précisé si les retours avaient été effectués sur une base volontaire. Selon les mêmes sources, sept migrants auraient bénéficié de l’assistance de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis que deux autres seraient repartis par leurs propres moyens.
-Un accord controversé
Cette opération s’inscrit dans une série d’accords conclus par Washington avec plusieurs pays pour accueillir temporairement des migrants expulsés qui ne sont pas leurs ressortissants.
Ces dispositifs ont suscité des critiques d’organisations de défense des droits humains et de spécialistes du droit, qui contestent à la fois leur fondement juridique et les conditions de prise en charge des personnes transférées.
Plusieurs migrants concernés bénéficient de protections juridiques aux États-Unis, des tribunaux ayant estimé qu’ils risquent des persécutions en cas de retour dans leur pays d’origine. Il n’a toutefois pas été possible de déterminer si ces protections concernaient les migrants ayant déjà quitté la RDC.