Salih Okuroğlu
05 Juin 2026•Mise à jour: 05 Juin 2026
AA / Vienne
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi, a déclaré que l’agence devait pouvoir accéder aux installations dans le cadre d’un éventuel accord sur le nucléaire entre les États-Unis et l’Iran.
Grossi s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée vendredi à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil des gouverneurs consacrée à l’attaque contre la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis (EAU).
Le chef de l’AIEA a fourni des informations sur l’attaque menée par drone contre la centrale nucléaire de Barakah ainsi que sur les travaux de réparation qui s’y poursuivent.
Affirmant qu’ils ne sont pas partie prenante au processus actuel concernant les installations nucléaires iraniennes visées par des attaques des États-Unis et d’Israël, Grossi a déclaré : « Notre impression est qu’ils (les États-Unis et l’Iran) sont proches d’un type d’accord-cadre sur la question nucléaire. »
Soulignant que cela pourrait permettre de gagner du temps pour traiter d’autres questions, Grossi a indiqué qu’il croyait que la solution définitive passait par des négociations diplomatiques.
Le directeur général de l’AIEA a attiré l’attention sur le fait que les différentes options envisagées dans le cadre d’un éventuel accord concernant l’uranium enrichi en Iran, sa destruction, son maintien dans le pays ou son transfert vers un autre État, ne constituaient que des détails techniques, estimant qu’il s’agirait avant tout d’une décision politique.
Rappelant qu’ils n’avaient pas inspecté ces installations depuis longtemps, Grossi a déclaré :
« Si ces 40 kilos, 50 kilos ou quelle que soit la quantité concernée ne s’y trouvent plus, alors nous aurons un problème, ou ils auront un problème, car les chances d’un accord pourraient diminuer. C’est pourquoi le retour de l’agence, quelles qu’en soient les conditions, est la condition préalable à tout. Nous devons revenir et réévaluer la situation. »
Grossi a indiqué qu’ils supposaient que l’uranium enrichi iranien se trouvait toujours là où il était auparavant, mais qu’ils devaient de nouveau avoir accès aux installations pour pouvoir l’affirmer avec certitude.
Rappelant que l’Iran est tenu de fournir des informations et d’autoriser l’accès aux inspecteurs de l’AIEA, Grossi a toutefois souligné que les conditions de guerre empêchaient ce type d’activités. Il a ajouté qu’après le cessez-le-feu, l’AIEA n’avait pu mener des activités que dans les sites choisis par Téhéran, notamment à la centrale nucléaire de Bouchehr et dans plusieurs autres installations.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba